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01/02/2012

Singapore by night… une photo à tout prix !

Salut !

L’autre soir, nous nous approchions de Singapour. Juste avant la tombée de la nuit, on apercevait au loin la ville et ses gratte-ciels. La visibilité était assez mauvaise, et de toutes manières, je n’ai pas de téléobjectif à bord de Groupama 4. Je décide donc de me passer de photos et je tourne quelques images à la tombée de la nuit pour illustrer mon sujet pour la Volvo Ocean Race et www.cammas-groupama.com.



Un peu plus d’une heure après, je remonte sur le pont. Il fait nuit, et nous sommes juste en face de la ville, toute illuminée. Nous avançons au près sur mer plate, sans bruit. Nous sommes assez proches pour en prendre plein les yeux, mais encore trop loin pour entendre les bruits de la ville. C’est magnifique! Encore plus quand on se souvient de ce qu’on a vécu pour arriver là. Alors je commence à me demander comment je vais pouvoir raconter tout ça. Bien sûr, il y a le texte. Mais je doute de mes capacités à décrire avec des mots ce que j’ai sous les yeux… Il me faut autre chose pour compléter.

Il faut oublier tout de suite la vidéo. Pas assez de lumière. Alors la photo peut-être?

Me voilà donc de retour sur le pont, à me débattre avec les réglages de mon appareil : les iso, le diaph, la vitesse d’obturation… J’arrive assez bien à avoir la ville, mais dès que j’essaye d’avoir en premier plan une partie du bateau et de son équipage, j'ai une image floue. Je me cale, j'utilise le trépied mais rien n’y fait.

Je sais, des photos de Singapour la nuit, il doit y en avoir des milliers mais des photos de Groupama 4 passant Singapour la nuit … Je continue donc à m'appliquer.

Je fais la mise au point. Je monte les iso au max, ouverture à 2.8, vitesse d’obturation à 1/8 … Je vise. Je m’apprête à déclencher, quand à ce moment là, oh miracle, je vois très nettement les équipiers apparaître au premier plan. Je ne réfléchis pas. Je déclenche ! Une fois, deux fois,… Terminé. Plus de lumière. Je regarde les photos. La première est ratée. J’ai dû bouger en déclenchant. La deuxième en revanche est réussie ! En tous cas bien au delà de mes espérances lorsque je suis monté sur le pont.

Mais alors ne me demandez surtout pas comment j'ai fait. Je demande donc à Martin Krite de m'expliquer ce qu’il s’est passé.

« On vient de croiser un petit bateau de pêche. Le curieux s’est demandé à qui il avait à faire, et il nous a éclairé avec son spot. Il nous a tous aveuglés d’ailleurs ! »

Aveuglés ou pas, moi je ne suis plutôt content de ma photo. Surpris du concours de circonstances mais content!

Yann

Et voici la fameuse photo !!!

Yann Riou, Groupama sailing team, Volvo Ocean Race

29/01/2012

Des nouvelles du MCM de Groupama 4 : « Tout va bien, les gars, j’ai fait des pates ! »

Si tu suis un peu la course sur www.cammas-groupama.com , tu as dû comprendre que parmi les difficultés que l’on peut rencontrer ces jours-ci, il y a la chaleur élevée, en particulier à l’intérieur du bateau.

 

En gros : nous sommes dans le détroit de Malacca. Il doit faire 28 degrés à l’ombre durant la journée, ce qui fait… beaucoup plus au soleil… Ce soleil, qui tape sur les hommes, tape aussi sur le pont, heureusement de couleur assez claire. Autant dire qu’à l’intérieur, on le sent passer… et il ne faut pas compter sur la coque pour nous refroidir, l’eau de mer étant à plus de 25 degrés… Or, dans Groupama 4, il n’y a pas beaucoup d’ouvertures, et donc peu de sources de courant d’air. On essaye de compenser avec des petits ventilateurs, mais cela fonctionne lorsque l’on est statique, par exemple dans sa bannette.

En conséquence, dès que l’on s’active sous le pont, on arrive assez vite à se mettre dans des états étonnants.  De toute évidence, les grandes manœuvres, telles qu’un virement de bord, où les équipiers transfèrent environ 2 tonnes de matériel d’un bord à l’autre du bateau… mais aussi, de petits efforts à priori anodins, mais qui prennent parfois des dimensions inattendues. Exemple.

 

Hier à midi heure locale. Le thermomètre affiche 31 degrés dans le bateau. J’allume le réchaud sous la cocotte minute, dans laquelle je fais chauffer de l’eau pour la cuisson des pâtes. Je me barre vite fait sur le pont prendre un peu d’air. Lorsque je redescends, la température autour de la cocotte est montée à 33… Je l’ouvre, j’y mets les pâtes,  je prends une giclée de vapeur chaude en pleine figure au passage, et je m’apprête  à fuir de nouveau sur le pont. Mais là, je constate que mon bruleur de camping s’est éteint. 

Bon… changer la bouteille de gaz… il y en a une dans le sac de nourriture N°4… 

 

« Martin, tu me files un coup de main, on va chercher le sac N°4. Oui, sous la pile de matos, là… ». Cinq minutes et un demi litre de sueur plus tard,  j’ai la nouvelle bouteille. J’essaye de la visser, mais je n’y arrive pas. Je persévère… 3 minutes… J’ai le front qui coule à grandes eaux, et les yeux remplis de sueur. Le bateau tape dans les vagues. Je n’y arrive toujours pas. Changer le bruleur ? Oui, il y en a un de rechange dans la caisse « Média ». Celle là, je sais où elle est ! Rebelote, mais sans Martin ce coup ci. Quelques minutes après me voilà avec ma gorge sèche et mon nouveau bruleur. 

 

Bon, les pâtes maintenant… cuisson 9 minutes dans de l’eau bouillante. Mais là ça fait un quart d’heure qu’elles sont là, dans de l’eau chaude, mais pas bouillante. Je reste donc à côté de ma cocotte pour surveiller la cuisson. Al dente, les pâtes, hein, on va pas se faire mal pour rien ! J’en profite pour boire au bas mot un litre d’eau.

Pâtes prêtes, je les égoutte, re-giclée de vapeur dans la figure, et je fais le service. Vite, un peu d ‘air ! Je sors sur le pont, visiblement  un peu marqué.

« Tout va bien, les gars, j’ai fait des pates ! »

Yann

Et pour voir en image ce que Yann décrit si bien, c'est par ici :

23/01/2012

Les résolutions de Yann pour 2012

Salut!

Des nouvelles de Groupama 4, et de son media crew member, bien silencieux durant cette deuxième manche… Reprenons. Le dernier post: la pièce de un euro. Juste après, une escale aussi sympa que courte dans la superbe ville de Cape Town et ses alentours. Une escale pendant laquelle nous avons pu profiter de quatre jours de vacances. Bien, mais un peu juste pour effacer la fatigue des trois semaines de course de la leg1. Sans parler des petites frustrations accumulées et inhérentes à la compétition…

Bref, c'est fatigué et avec une certaine pression – ou plus exactement une envie de bien faire - que nous avons attaqué la leg 2.

Bref, au final, plus de travail, des demandes plus spécifiques, des gars plus fatigués et donc moins disponibles, et surtout des conditions de vie à bord beaucoup plus pénibles. Alors, prendre le temps de raconter les "à côtés", par l'intermédiaire de ce blog... Oui, il aurait fallu! Mais disons que j'ai couru au plus pressé!

On va tenter de corriger le tir sur cette Leg 3, promis!

A très bientôt, donc!

Yann

PS : vous pouvez voir ce que j'ai déjà produit en vidéo en une journée de course. Enjoy !

 
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