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29/01/2012

Des nouvelles du MCM de Groupama 4 : « Tout va bien, les gars, j’ai fait des pates ! »

Si tu suis un peu la course sur www.cammas-groupama.com , tu as dû comprendre que parmi les difficultés que l’on peut rencontrer ces jours-ci, il y a la chaleur élevée, en particulier à l’intérieur du bateau.

 

En gros : nous sommes dans le détroit de Malacca. Il doit faire 28 degrés à l’ombre durant la journée, ce qui fait… beaucoup plus au soleil… Ce soleil, qui tape sur les hommes, tape aussi sur le pont, heureusement de couleur assez claire. Autant dire qu’à l’intérieur, on le sent passer… et il ne faut pas compter sur la coque pour nous refroidir, l’eau de mer étant à plus de 25 degrés… Or, dans Groupama 4, il n’y a pas beaucoup d’ouvertures, et donc peu de sources de courant d’air. On essaye de compenser avec des petits ventilateurs, mais cela fonctionne lorsque l’on est statique, par exemple dans sa bannette.

En conséquence, dès que l’on s’active sous le pont, on arrive assez vite à se mettre dans des états étonnants.  De toute évidence, les grandes manœuvres, telles qu’un virement de bord, où les équipiers transfèrent environ 2 tonnes de matériel d’un bord à l’autre du bateau… mais aussi, de petits efforts à priori anodins, mais qui prennent parfois des dimensions inattendues. Exemple.

 

Hier à midi heure locale. Le thermomètre affiche 31 degrés dans le bateau. J’allume le réchaud sous la cocotte minute, dans laquelle je fais chauffer de l’eau pour la cuisson des pâtes. Je me barre vite fait sur le pont prendre un peu d’air. Lorsque je redescends, la température autour de la cocotte est montée à 33… Je l’ouvre, j’y mets les pâtes,  je prends une giclée de vapeur chaude en pleine figure au passage, et je m’apprête  à fuir de nouveau sur le pont. Mais là, je constate que mon bruleur de camping s’est éteint. 

Bon… changer la bouteille de gaz… il y en a une dans le sac de nourriture N°4… 

 

« Martin, tu me files un coup de main, on va chercher le sac N°4. Oui, sous la pile de matos, là… ». Cinq minutes et un demi litre de sueur plus tard,  j’ai la nouvelle bouteille. J’essaye de la visser, mais je n’y arrive pas. Je persévère… 3 minutes… J’ai le front qui coule à grandes eaux, et les yeux remplis de sueur. Le bateau tape dans les vagues. Je n’y arrive toujours pas. Changer le bruleur ? Oui, il y en a un de rechange dans la caisse « Média ». Celle là, je sais où elle est ! Rebelote, mais sans Martin ce coup ci. Quelques minutes après me voilà avec ma gorge sèche et mon nouveau bruleur. 

 

Bon, les pâtes maintenant… cuisson 9 minutes dans de l’eau bouillante. Mais là ça fait un quart d’heure qu’elles sont là, dans de l’eau chaude, mais pas bouillante. Je reste donc à côté de ma cocotte pour surveiller la cuisson. Al dente, les pâtes, hein, on va pas se faire mal pour rien ! J’en profite pour boire au bas mot un litre d’eau.

Pâtes prêtes, je les égoutte, re-giclée de vapeur dans la figure, et je fais le service. Vite, un peu d ‘air ! Je sors sur le pont, visiblement  un peu marqué.

« Tout va bien, les gars, j’ai fait des pates ! »

Yann

Et pour voir en image ce que Yann décrit si bien, c'est par ici :

Commentaires

Ah si il a fait des pâtes, le moral repart !

Écrit par : Simon | 30/01/2012

je vois bien déjà le sujet sur Canal+ : "Bref, j'ai fait des pâtes"

Écrit par : jfb29200 | 30/01/2012

Les commentaires sont fermés.

 
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